Le quartier européen
1. SCHÉMA DIRECTEUR DU QUARTIER EUROPEEN
La Région de Bruxelles-Capitale, en partenariat étroit avec la Commission européenne et la Ville de Bruxelles, a lancé en avril 2008 une compétition d'urbanisme dans le but de donner un nouveau visage urbain au quartier européen.
Ce projet s’inscrit dans la continuité des objectifs mis en lumière par le schéma directeur du quartier européen et vise à transformer le périmètre défini en un éco-quartier réunissant le premier pôle administratif européen et international de la Région, un pôle de logement diversifié et des espaces culturels et de loisirs. Ce projet répond également au souhait commun des autorités régionales et de la Commission européenne de réorganiser les implantations existantes de cette dernière le long de la rue de la Loi tout en encourageant une plus grande mixité fonctionnelle et sociale.
Il s'agit de définir une forme urbaine, dotée d'une forte identité symbolique, qui valorise la convivialité des espaces publics, donne la priorité aux modes de déplacement doux et aux transports en commun, et dote les bâtiments du périmètre défini d’une haute qualité environnementale et architecturale.
Le lauréat de la compétition sera dévoilé le 5 mars à 12 heures au cours d’une conférence de presse conjointe, réunissant le ministre-président Charles Picqué et la commissaire Siim Kallas, à la Commission européenne.
Pour plus d'informations sur le schéma directeur du quartier européen, cliquez ici.
Communiqués de presse :
Cinq candidats présélectionnés pour réaliser le lifting du Quartier européen IP pre selection candidats 03 FR.pdf
Lancement d'une compétition urbanistique d'ampleur européenne et internationale relative à la rue de la loi et ses abords Communiqué FR 2008 04 03.pdf
2. HISTOIRE DU QUARTIER EUROPÉEN
"(…), c'est mon plan, mon nouveau plan de Bruxelles en tant que capitale, capitale de l'Europe…Allez, Bruxelles ! Lève-toi ! Devient la capitale du monde et puisse Paris ne plus être à tes yeux qu'une ville de province." (citation de "Bruxelles capitale, Paris province", écrit par Antoine Wiertz en 1840).
Vous pourrez lire ces mots prophétiques dans le hall d'entrée du musée Wiertz, situé à peine à quelques pas du Parlement européen. Bruxelles est aujourd'hui considérée comme étant la capitale de l'Europe, ce qui étonnerait beaucoup Wiertz s'il devait se balader dans son quartier de nos jours.
L'installation des institutions européennes à Bruxelles a toujours laissé sur la ville une empreinte indélébile et ceci plus particulièrement sur le quartier Léopold. Dans ce quartier, autrefois résidentiel, vous ne trouvez plus aujourd'hui que des bureaux et des institutions.
Au début de l'existence de l'Europe, il n'était pourtant nullement question de Bruxelles en tant que "Capitale". Bruxelles n'était au départ que le lieu où siégeaient provisoirement les services administratifs de la Communauté européenne.
Le premier changement architectural drastique s'opéra au couvent du Berlaymont. En 1958, les sœurs durent le céder au profit de la construction d'un prestigieux nouveau complexe, dans lequel seraient transférés les fonctionnaires de la Commission européenne. Ce complexe fut très vite trop exigu et au fil des années les bâtiments européens se multiplièrent à une allure vertigineuse.
La position de Bruxelles en tant que capitale de l'Europe est longuement restée incertaine. Les institutions y étaient toujours "provisoirement" mal hébergées. Pourtant, les dirigeants politiques belges n'ont pas lésiné sur les efforts pour conserver la position de Bruxelles en tant que siège des institutions européennes. L'implantation concrète des institutions dans la ville fut vraiment laissée à l'abandon. La division des compétences entre l'Etat fédéral, la Région et les communes ne fit que concrétiser cette évolution. Le développement du quartier européen s'est ainsi poursuivi subrepticement, sans aucune vision urbanistique et il fut le résultat d'années de spéculation, d'intimidation, d'expansion, de démolition, de nouvelles constructions, d'inaugurations, de dépérissement et de rénovations.
Tout un quartier résidentiel fut réaffecté pour l'Europe, avec de surcroît la promesse d'un Centre de Congrès international. Ce Centre constituait une arme importante dans la lutte pour le siège. En 1965, il fut du moins décidé que les séances plénières du Parlement européen se tiendraient à Strasbourg. Bruxelles fut choisie comme lieu où se tiendraient les réunions des commissions parlementaires et des fractions politiques et Luxembourg pour le secrétariat. En 1987, Bruxelles commença la construction d'un Centre de Congrès International (CCI). Cependant, dès le début des travaux, il était clair que cet édifice devrait servir de gîte au Parlement européen.
En 1989, l'on découvre de l'asbeste dans le bâtiment du Berlaymont et la Commission européenne menace de quitter Bruxelles. Si la Commission quittait Bruxelles, cette dernière perdrait toute chance d'accueillir le Parlement européen. Une solution fut trouvée en un temps record et à peine 23 mois plus tard, le Breydel (56.000 m²) était à nouveau prêt à l'emploi. La Commission européenne déménagea en 1992, soit précisément deux mois avant l'important sommet d'Edimbourg, où il serait décidé des statuts définitifs des institutions européennes. Bruxelles convertit son siège provisoire de la Commission européenne en siège définitif. Quelques mois plus tard, le Parlement européen signa un contrat de location avec l'ICC et l'année suivante il achetait l'immeuble. Une série d'ONG, de bureaux de lobbying, de représentations régionales et bien d'autres se sont installés dans le sillage des institutions européennes.
Initialement, peu d'attention était accordée à la manière dont le quartier se développait mais quelques années plus tard, des changements survinrent. A ce jour, on œuvre vers une vision architecturale globale pour l'implantation des institutions européennes dans la ville (ce qui ne se limite pas qu'au seul quartier européen) tout en veillant à la qualité de vie dans le quartier. Un accord fut conclu entre l'Etat fédéral, la Région et les quatre communes concernées. Les institutions européennes mêmes sont conscientes qu'elles ont une part de responsabilités à prendre. Marie-Laure Roggemans a été nommée "Madame Europe". Elle est chargée de coordonner et de promouvoir les contacts entre les différents interlocuteurs. Grâce à l'accord de coopération Beliris, 28 millions furent investis dans le quartier européen. La construction de nouveaux bureaux fut arrêtée et de nouveaux logements furent créés (nouvelles constructions et transformation d'espaces bureaux en habitations).
Vous trouverez plus d'informations sur l'histoire du quartier européen dans l'étude de Yann Gall "Bruxelles, Région-Capitale pour 450 millions de citoyens".
table des matières Bruxelles Région-Capitale pour 450 millions dhabitants.pdf
Chapitre I. La présence européenne à Bruxelles p 1-23.pdf
Chapitre I. La présence européenne à Bruxelles p 23-38.pdf
Chapitre II. Bruxelles Global City.pdf
Conclusions.pdf
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